Los relajantes musculares para el tratamiento del dolor en la artritis reumatoide

Categoría Revisión sistemática
RevistaCochrane database of systematic reviews (Online)
Año 2012
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CONTEXTE:

Pour les patients souffrant d’arthrite rhumatoïde (AR), la gestion de la douleur est de la plus haute importance. Les myorelaxants englobent des médicaments qui réduisent les spasmes musculaires (par exemple les benzodiazépines tels que le diazépam (Valium), l'alprazolam (Xanax) et le lorazépam (Ativan), et les non-benzodiazépines tels que le metaxalone (Skelaxin) ou une combinaison de paracétamol et d'orphénadrine (Muscol)) et des médicaments qui empêchent l'augmentation du tonus musculaire (baclofène et dantrolène). En dépit de la pénurie de preuves à l'appui de leur utilisation, les myorelaxants antispasmodiques et antispasticité sont aujourd'hui largement utilisés comme adjuvants dans la gestion des patients souffrant de douleur musculo-squelettique chronique.

OBJECTIFS:

L’objectif de cette revue était de déterminer l’efficacité et l’innocuité des myorelaxants pour la gestion de la douleur chez les patients souffrant d’AR. Les myorelaxants qui ont été inclus dans cette revue sont les antispasmodiques benzodiazépines (alprazolam, bromazépam, chlordiazépoxide, cinolazepam, clonazépam, cloxazolam, clorazépate, diazépam, l'estazolam, flunitrazépam, flurazépam, flutoprazepam, halazépam, kétazolam, loprazolam, lorazépam, lormétazépam, médazépam, midazolam, nimétazépam, nitrazépam, nordazépam, oxazépam, pinazépam, prazépam, quazépam, témazépam, tétrazépam et triazolam), les antispasmodiques non-benzodiazépines (cyclobenzaprine, carisoprodol, chlorzoxazone, méprobamate, méthocarbamol, metaxalone, orphénadrine, tizanidine et zopiclone) et les médicaments antispasticité (baclofène et dantrolène sodique).

STRATÉGIE DE RECHERCHE DOCUMENTAIRE:

Nous avons effectué des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (The Cochrane Library , 4ème trimestre 2010), MEDLINE (de 1950 jusqu'à la 1ère semaine de novembre 2010), EMBASE (44ème semaine 2010) et PsycINFO (de 1806 jusqu'à la 2ème semaine de novembre 2010). Nous avons également effectué des recherches dans les résumés 2008 et 2009 de l’American College of Rheumatology (ACR) et de la Ligue européenne contre le rhumatisme (EULAR), ainsi que des recherches manuelles dans les bibliographies d’articles pertinents.

CRITÈRES DE SÉLECTION:

Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés (ECR) comparant un myorelaxant à un autre traitement (actif, y compris thérapies non pharmacologiques, ou placebo) chez des patients adultes souffrant d’AR, dans la mesure où ils rendaient compte d'au moins une mesure de résultat cliniquement pertinente.

RECUEIL ET ANALYSE DES DONNÉES:

Les deux auteurs de cette revue, qui ont été masqués, ont extrait des données et évalué les risques de biais dans les essais de manière indépendante. Des méta-analyses ont été utilisées afin d’examiner l’efficacité des myorelaxants sur la douleur, la dépression, le sommeil et l’état fonctionnel, ainsi que leur innocuité.

RÉSULTATS PRINCIPAUX:

Six essais (126 participants) ont été inclus dans cette revue. Tous les essais ont été considérés à risque élevé de biais. Cinq essais croisés avaient évalué une benzodiazépine, quatre avaient évalué le diazépam (n = 71) et un avait évalué le triazolam (n = 15). Le sixième essai avait évalué la zopiclone (un non-benzodiazépine) (n = 40) et était une étude en groupes parallèles. La durée d'aucun essai n'était supérieure à deux semaines et trois essais à dose unique avaient évalué les résultats après seulement 24 heures. Globalement, les essais inclus n'avaient pas réussi à trouver de preuves d'un effet bénéfique des myorelaxants par rapport au placebo, seuls (après 24 heures ou 1 ou 2 semaines) ou en adjonction à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (après 24 h), sur l'intensité de la douleur, le fonctionnement ou la qualité de vie. Les données de deux essais d'une durée de plus de 24 heures (n = 74) (diazépam et zopiclone) ont révélé que les participants ayant reçu un myorelaxant avaient subi significativement plus d'événements indésirables que ceux ayant reçu un placebo (nombre nécessaire pour nuire (NNN) 3 / IC à 95 % 2 à 7). Il s'agissait principalement d'effets secondaires sur le système nerveux central, dont des étourdissements et de la somnolence (NNN 3 / IC à 95 % 2 à 11).

CONCLUSIONS DES AUTEURS:

Sur la base des données actuellement disponibles sur des patients atteints d'AR, les benzodiazépines (diazépam et triazolam) ne semblent pas contribuer à alléger la douleur sur 24 heures ou une semaine. L'agent non-benzodiazépine zopiclone n'a pas non plus réduit la douleur de manière significative sur deux semaines. Cependant, même utilisés sur le court terme (entre 24 heures et 2 semaines), les myorelaxants sont associés à d'importants effets indésirables, principalement de la somnolence et des vertiges.
Epistemonikos ID: 0b0af1cebd4101869e9b688b990d222b32d1d526
First added on: Jan 21, 2012